ATELIER DU 18 /10/2011 A partir d'un titre de fait divers et d'un personnage choisi, réecrire le fait divers à sa façon.
UN CORPS RETROUVE AU FOND DES GORGES
« Mesdames, messieurs,pendant cet arrêt de jeu obligatoire, je me dois de vous annoncer une bien triste nouvelle.
Un corps a été découvert, il y a quelque temps, au fond des Gorges du Verdon par des scouts qui faisaient un parcours d’orientation ;
Un des plus jeunes dont l’équilibre était incertain glissa et tomba au fond de la gorge.
À son réveil, quelle ne fut pas sa surprise en découvrant à ses côtés, un spectacle macabre. Un corps découpé mais disposé comme une horloge satanique ; le tronc tranché au milieu et les quatre membres servant d’aiguilles ; La tête se trouvait dans un sac de sport à ses côtés ;
Il en blêmit. Le petit scout, étant déjà bien contusionné, appela ses camarades au secours en hurlant. Mais pour autant, il était très fier, car le but du jeu était de gagner deux étoiles pour son équipe au premier qui trouverait quelque chose d’insolite ; Lui, malgré sa douleur et son effroi, l’avait trouvé.
Toute l’équipe affolée avec leurs chefs se mit en œuvre pour sauver leur camarade et appeler la gendarmerie pour s’occuper de l’horloge macabre,qu’ils avaient caché sous une bâche tant on se croyait dans un livre de Stephen King.
Les scouts étaient choqués, apeurés voire prostrés mais tout de même étaient heureux de partager en direct cette expérience.
L’identité judiciaire a donné ses résultats ce matin : malheureusement, en reconstituant le puzzle, elle découvrit l’identité du malheureux : un des plus grands entraîneurs du foot mondial ;
D’après l’enquête,il aurait eu maille à partir avec un détraqué, échappé de l’asile, il y a quelques mois et qui s’est porté coupable.
Je vous demanderai, chers amis d’observer cinq minutes de silence en hommage à cette célébrité. Merci.
CLELIA BABA
LONGUE VIE AUX MARIES
Je n’avais rien dit à personne, j’avais simplement donné rendez-vous à mes parents, à quelques amis pour un motif futile, sur la Place de la mairie de mon village. Elle avait fait la même chose, ses enfants et deux vieux amis qui lui restaient.
J’arrivai le premier, bien coiffé, en costume et un bouquet de fleurs à la main. Mes invités arrivèrent en tenue de tous les jours, surpris et pressés de savoir ce qui se passait.
Eh oui ! c’était pour mon mariage que je les avais invités. Je voulais vraiment leur faire cette surprise et ainsi éviter des jours et des jours, des mois de : mais pourquoi ? mais comment ? mais tu es irresponsable ! on ne t’a pas élevé pour en arriver là !
Car, c’est sûr, quand ils verraient arriver ma future femme, après le malaise de ma mère, la stupeur de mes amis, voilà les questions que me poserait mon père.
Et, elle arriva ! son fauteuil roulant poussé par son arrière petit fils, était fleuri comme un char de carnaval ; Elle avait mis une belle robe. Et, malgré ses 104 ans , elle n’en paraissait que 95.
Mes parents s’étranglèrent quand leur fils unique de 33 ans dit « Oui » devant un maire médusé, à sa fiancée de 104 ans ;
Le temps ne fait rien à l’affaire : Quand on aime, on ne compte pas, mais moi, j’espère ne pas devoir attendre trop longtemps pour compter les billets qu’elle me laissera quand je serai veuf !
MADAME AVRIL
MAURICE : LE TICKET DE LOTO ILLISIBLE AUTHENTIFIÉ
Les journalistes s’agglutinaient devant la maison de Maurice pour lui arracher une interview ; Pauvre Maurice ! depuis qu’il est l’heureux gagnant non authentifié du tirage du Loto, il ne sait plus où donner de la tête comme on dit chez nous.
« Marguerite, ma fille,fais en rentrer un ou deux, mais c’est toi qui leur expliques. Moi, j’en ai assez ! »
« Entrez, Madame, entrez, Monsieur, que je vous explique les faits.
Mon père joue au loto depuis quarante trois ans et n’a jamais gagné. La semaine dernière,il a eu la grande surprise de voir tous ses numéros s’afficher sur l’écran de notre poste de télévision. Imaginez ! il est tout seul pour m’élever et n’a qu’une maigre retraite. Après l’explosion de joie, il a pris son ticket gagnant et sous le coup de l’émotion, il a renversé son café dessus. Forcément, certains numéros sont moins lisibles à présent, mais il sait que ce sont les bons numéros. »
- Mais, Mademoiselle, la bonne foi de votre père, ça ne suffit pas
- Eh oui ! ! c’est bien ça le malheur ! Aussi a-t-il décidé d’alerter la presse pour avoir gain de cause. Et si ça ne suffit pas, il saisira la justice et en dernier recours, il écrira au président de la République en ayant soin auparavant d’aller à Lourdes, puisque là-bas,il y a des miracles.
- Une dernière question, Mademoiselle : en attendant de toucher le pactole, votre père a-t-il changé ses habitudes ?
- Oh oui ! il ne boit plus de café.
MAÏ.
PICKPOCKET INTERPELLÉ
- Eh, salut ça va ?
- …oui
- Mais qu’est-ce qu’il y a ? Tu as l’air « bizarre».
- Et bien, figure-toi que l’autre jour, j’ai eu la peur de ma vie.
- Ah bon ? mais que t’est-il arrivé ?
- Je me promenais dans la Rue Sainte Catherine, tranquille ; Tu me connais, j’aime bien déambuler dans cette rue. J’avais envie de m’acheter un vêtement, mais je ne savais pas quoi ;
- Mais je croyais que tu étais à découvert
- Tais-toi et laisse-moi parler !
Donc, je marchais tranquillement, les mains dans les poches, je me fais heurter brusquement par quelqu’un qui courait à vive allure. Puis, tandis que je reprenais mon équilibre, une deuxième personne a failli me faire tomber cette fois.
Elle courait après l’homme qui m’avait bousculé en premier et hurlant : « Au voleur, au voleur ! ».
Et puis, peu après, une troisième personne s’est jointe à nous, puis une quatrième, une cinquième ; très rapidement, nous fûmes une douzaine à courir et, plus, nous courrions, plus nous étions nombreux ; et plus la distance entre le pickpocket et nous diminuait.
Tu me connais, je fais du jogging régulièrement.
Au bout de dix minutes à courir dans les rues de Bordeaux, j’étais bien échauffée, je me suis dit : c’est maintenant ou jamais…
- Alors, je me suis mise à faire un dernier sprint et je suis arrivée à hauteur de l’homme et me suis jetée sur lui.
- Il a été très surpris et s’est battu férocement, mais grâce aux autres personnes qui sont arrivées, on a réussi ensemble à l’immobiliser et donc à l’interpeller.
JAJ